ALLIANCE MONDIALE DES RÉCUPÉRATEURS
ALLIANCE MONDIALE DES
RÉCUPÉRATEURS
L'Alliance Mondiale des Récupérateurs de déchets est un réseau d'organisations de récupérateurs soutenu par WIEGO, dans plus de 28 pays, plus spécialement en Amérqiue Latine, en Asie et en Afrique.
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octobre 04, 2012


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par Leslie Vryenhoek

Du 27 au 29 avril, les ramasseurs de déchets en provenance de l’Asie, l’Afrique, l’Amérique Latine et l’Europe ont participé au premier atelier stratégique mondial tenu à Pune en Inde. Cet atelier   a été organisé par KKPKP, un syndicat de ramasseurs de déchets à Pune, et SWaCH de la part de la Global Alliance of Waste Pickers, avec l’appui de WIEGO et du projet Inclusive Cities (villes inclusives).

Les participants y représentaient des organisations de ramasseurs de déchets à travers l’Inde ainsi qu’en provenance de: l’Argentine, le Bangladesh, la Bolivie, le Brésil, le Chili, la Chine, la Colombie, l’Équateur, l’Égypte, le Ghana, l’Indonésie, le Madagascar, le Mali, le Népal, les Pays-Bas, le Pérou, le Sénégal, la Serbie, l’Afrique du Sud, les Philippines et l’Uruguay (pour obtenir la liste complète des participants, consulter le rapport, qui est  disponible en ligne).

Voici les objectifs principaux de l’atelier :

  1. Développer une compréhension commune à travers les continents des termes et concepts tels que l’intégration et l’inclusion; réglementé et formel; public, privé et partenariat public-privé; etc.
  2. partager les détails et l’analyse des modèles de gestion des déchets solides, y compris la logistique, la genèse, les rôles et responsabilités, le revenu, les réalités techniques et politiques; et les avantages et inconvénients que présentent différents modèles;
  3. discuter des menaces émergeantes et des tendances mondiales à l’adoption de modèles qui excluent les ramasseurs de déchets, y compris la genèse et la raison-d’être de ces tendances, et les arguments à leur encontre;
  4. examiner les politiques et les dispositions juridiques qui favorisent les modèles inclusifs ou exclusifs de la GDS; et
  5. explorer les efforts actuels ou potentiels pouvant favoriser les modèles inclusifs ainsi qu’assurer leur durabilité.

L’atelier a permis aux participants qui étaient ramasseurs de déchets de faire état de leurs réalités, leurs défis et leurs solutions, et de proposer de nouvelles idées.  De plus, les alliés et les sympathisants de WIEGO, GAIA, WASTE et MIT ont également assisté à l’atelier afin de faciliter les discussions et d’en tirer des leçons. Une séance assez longue a été consacrée à la description et la discussion de divers modèles d’inclusion et aux solutions réussies selon les circonstances.  En même temps que se déroulait l’atelier, des entrevues ont été menées avec certains participants de différentes régions, et des études de cas ou des profils de la façon dont les déchets sont gérés chez eux sont en cours d’élaboration.  Ces derniers seront bientôt disponibles.

En explorant les facteurs menaçant leur gagne-pain, les ramasseurs de déchets ont découvert qu’ils avaient bien des choses en commun, et ont identifié comme facteurs menaçants les plus prononcés à travers tous les continents, soit la privatisation de l’accès aux déchets (et le mouvement des systèmes d’élimination finale des déchets vers l’incinération et les régimes de transformation des déchets en énergie) et la corruption gouvernementale. D’autres défis identifiés comprenaient le besoin d’avoir recours aux intermédiaires plutôt que de vendre directement à l’industrie, les prix à la baisse, et un manque d’équipement adéquat et d’espace de travail. Une discussion des  solutions possibles a porté sur le besoin de reconnaître les ramasseurs de déchets et de les inclure dans les systèmes de gestion des déchets solides.  Pour ce faire, il leur faut développer des organisations robustes et démocratiques, améliorer leurs relations, surtout avec les autorités municipales, avoir accès aux recherches adéquates (par ex. des données financières) pour les aider à justifier leur demande d’inclusion, et accroître la visibilité du travail important que font les ramasseurs de déchets. Comme il arrive souvent, certaines des conversations les plus importantes se sont déroulées en coulisse, permettant aux ramasseurs de déchets de différents pays de s’expliquer entre eux leurs réalités, de partager leurs connaissances et de tisser des liens.

Les conclusions les plus manifestes découlant de l’atelier comprenaient le besoin de communiquer davantage et de partager davantage les connaissances, tant au niveau mondial que parmi les groupes locaux, afin que les ramasseurs de déchets puissent profiter entre eux des expériences et des solutions créatives tout en développant un sentiment de solidarité internationale.

Pour obtenir de plus amples renseignements :
Vous trouverez plus d’information sur l’atelier et les organisations y ayant participé en consultant le bulletin de nouvelles de mai 2012 de la Alliance of Indian Wastepickers (AIW).
Vous pouvez télécharger ce rapport (disponible en anglais seulement).
Ce compte-rendu narratif a été préparé par Leslie Vryenhoek (WIEGO), révisé par Chris Bonner, Federico DeMaria, Lucia Fernandez et Laxmi Narayan, et conçu par Pablo Rey Mazón.