ALLIANCE MONDIALE DES RÉCUPÉRATEURS
ALLIANCE MONDIALE DES
RÉCUPÉRATEURS
L'Alliance Mondiale des Récupérateurs de déchets est un réseau d'organisations de récupérateurs soutenu par WIEGO, dans plus de 28 pays, plus spécialement en Amérqiue Latine, en Asie et en Afrique.
Supported by Logo WIEGO

par

Region

Country Argentine

octobre 27, 2019

Translated by Abrapalabra Co-op


Check translation:

Au mois d’avril, le gouvernement de la ville de Buenos Aires a mis en place des bennes à ordures dont la modalité exclue et stigmatise les récupérateurs et récupératrices urbain·e·s. Il s’agit de bennes « intelligentes » qui ne s’ouvrent qu’avec une carte magnétique, empêchant ainsi l’accès à leur contenu – et empêchant donc de récupérer les matériaux recyclables. Ces cartes magnétiques, qui font office de clé des bennes, sont confiées aux propriétaires des magasins et logements du centre-ville de Buenos Aires par les autorités municipales. La benne à ordures fermée, le couvercle reste bloqué. Les personnes « non-autorisées » n’ont pas de possibilité d’y accéder.

Les travailleurs et travailleuses organisé·e·s dans la Fédération argentine des récupérateurs de matériaux (FACCyR-CTEP) ont organisé une protestation au centre-ville contre l’installation de ces bennes à ordures à verrouillage magnétique. Lorsque les manifestants s’apprêtaient à se mobiliser pour rendre visible leur réclamation, la police de la ville de Buenos Aires les a confrontés violemment avec des gaz lacrymogènes et des bâtons en caoutchouc.

Les voisin·e·s et journalistes ont rejoint les demandes des récupérateurs·trices en exprimant leur forte réprobation. Même si on n’a pas réussi à faire retirer toutes les bennes ayant déjà été mises en place, on a cessé l’implémentation de cette mesure dans d’autres secteurs de la ville.

Ces bennes à ordures sont une atteinte au travail de milliers de récupérateurs et récupératrices qui cherchent des matériaux pour recycler. En même temps, c’est une mesure tout à fait discriminatoire qui veut masquer le problème de la pauvreté au lieu de le résoudre. De même, la poursuite aux récupérateurs·trices indépendant·e·s qui ne font pas partie des coopératives et qui parcourent les rues en cherchant des moyens de subsistance ne cesse d’augmenter.